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SITE HISTOIRE PATRIMOINE
Le nom de Luzarches est unique en France. La commune (3900h) sise en bordure
des forêt de Chantilly et de Coye, est la plus étendue du département du Val
d'Oise. Elle
comprend quatre hameaux: Gascourt, Thimécourt, Hérivaux, la Biche et l'écart
de Bertinval.
La cité d'origine s'est édifiée sur une colline d'altitude
moyenne (105m au maximum), sur le plateau du Parisis ou Pays de France.
La ville était une place forte entourée de remparts dont
subsiste aujourd'hui la Porte Saint Côme, qui autrefois donnait accès à la
citadelle. La région tire son nom de celui des Parisii,
que les romains donnèrent à la tribu de souche celtique dont on retrouve des
traces à partir du Vème siècle avant J.C. Les rois
mérovingiens rendent la justice à Luzarches. Puis après le traité de Verdun
(843), qui partage l'empir e
de Charlemagne, la localité se trouvera en Francia Occidentalis. Du
XIème au XIII ème siècle, deux familles marquent l'histoire locale: celle des
comtes de Clermont et celle des comtes de Beaumont, unies par mariage. Le
différent territorial qui les oppose décide le futur roi de France Louis le
Gros à tenir un siège en 1102. De retour de croisade, le comte Jean de
Beaumont rappo rte
à Luzarches, en 1160, les reliques des frères Côme et Damien, saints patrons
des médecins et chirurgiens, qui de siècle en siècle, y viendront en pèlerinage. Prise par les Anglais au début du XVème siècle, puis délivrée
par Jeanne d'Arc lors de son passage en 1429, Luzarches revient à la famille
d'Orléans, qui se trouve ainsi, probablement, à l'origine des armoiries de la
ville, attestant quelle fût place forte. Célèbre
pour ses foires d'automne, Luzarches est aussi un relais de poste sur la route
d'Amiens. Au XVIIème siècle on y comptera seize auberges et hôtelleries. A
l'aube de la période révolutionnaire les familles Molé et Condé sont les
nouveaux propriétaires des terres. C'est alors que Luzarches devient commune et
chef-lieu de canton. Lors de la révolution, les abbayes sont vendues comme bien
nationaux: l'une d'elles, située route de Rocquemont, est acquise par une
cantatrice, Sophie Arnould, qui en fera le "Paraclet"; l'autre, celle
d'Hérivaux, est achetée par l'écrivain Benjamin Constant, qui la fera abattre
pour édifier une maison de campagne où il séjournera avec son amie Madame de
Staël, avant de la revendre en 1801. L'évolution de Luzarches,
au XIXème siècle est remarquable. C'est de cette époque que datent notamment
l'Hôtel de Ville (1835), l'hôpital-hospice (1866), les écoles
(1870) et le chemin de fer (1880). Au cours de la guerre de 1870, l'un des
ballons porteurs de messages qui s'échappent de Paris assiégée tombe sur la
ville. La première guerre mondiale laisse à Luzarches un
souvenir historique; c'est là, en effet, au lieu-dit la "côte de la
Montagne", que se situe l'avance extrême allemande lors de la marche sur
Paris, en septembre 1914. Diverses personnalités illustres des
arts et du spectacle comme le compositeur Erik Satie, l'actrice Blanche Montel
ou le célèbre Louis Jouvet ont su apprécier en leur temps la douceur de vivre
de notre commune. Cadre
de vie bien connu des amateurs de nature, le territoire de Luzarches est
sillonné de nombreux sentiers de randonnées équestres, pédestres et de VTT.
D'ailleurs, la commune est intégrée au parc naturel régional Oise Pays de
France. PERSONNAGES
CÉLÈBRES AYANT VÉCU A LUZARCHES
Sophie Arnould (Paris 1740-Paris
1882) 
Cantatrice française, élève
de Marie Fel et de la Clairon, elle appartient à l’Opéra de 1757 à 1778, y
assurant les principales reprises et créations dont celles d’ « Iphigénie
en Aulide » et d’ « Orphée » (rôle d’Euridice) de
Gluck en 1774. Après une vie tulmutueuse, elle se retire à Luzarches où elle
achète une ancienne abbaye qu’elle nomme « Le Paraclet »
Benjamin
Constant de Rebecque
(Lausanne 1767-Paris 1830)
Écrivain et homme politique français.
Adaptateur de « Wallensteris » de Schiller, il est aussi l’auteur
d’un volumineux traité « De la religion considérée dans sa source, sa
forme et ses développements ». Sa postérité a surtout retenu l’œuvre
du romancier intimiste : « Adolphe », « Le cahier
rouge » et « Cécile ». Opposé à Bonaparte, en 1794 Benjamin
Constant s’éloigne de Paris et réside à Luzarches où il fit construire une
maison de campagne sur les ruines de l’ancienne abbaye d’Hérivaux.
Madame
de Staël (Germaine Necker,
baronne de Staël-Holstein) (Paris
1766-Paris 1817)
Fille de Necker, femme de lettres
française. Enfant prodige, elle compose à 11 ans « Des Eloges » et
à 15 ans commente « L’esprit des Lois ». Son œuvre se compose de :
« de l’influence des Passions sur le bonheur des individus et des
Nations » 1796, « De la littérature considérée dans ses rapports
avec les institutions sociales » 1800, et d’un roman « Delphine ».Dès
le début de la révolution, elle ouvre son salon de la rue du Bac à des hommes
politiques de tendances différentes. C’est ainsi, qu’elle rencontre
Benjamin Constant. Lorsque celui-ci se range dans l’opposition et s’éloigne
de Paris, elle l’accompagne et s’installe à Hérivaux avec lui..
Erik
Satie (Honfleur
1866- Paris 1925)
Musicien français, pianiste au
cabaret le « Chat Noir », il est encouragé par Debussy avec lequel
il se lie d’amitié. Ses premières œuvres inspirées par la volonté de dépouillement
médiéval et mystique, sont pour le piano : 4 Ogives (1886), 3 Sarabandes
(1887), 3 Gymnopédies (1888), 3 Gnossiènes (1890). Plus tard, il aborde un
style de musique totalement différent avec notamment le ballet « Relâche »
(1924) ou la musique du film « Entr’acte » de René Clair. Erik
Satie venait souvent à Luzarches rendre visite à son amie et cantatrice
Paulette Darty qu’il avait connu en 1902 et pour laquelle il composait de la
musique.
Louis Jouvet (Crozon
1887-Paris 1951)
Acteur et metteur en scène
français. Après des études de pharmacie, il obtient son diplôme en 1916.
C'est à cette période qu'il habite à Luzarches où il exerce cette
profession. Il aborde le théâtre par le biais des mélodrames qu'il joue dans
des salles de quartiers, puis à la Comédie des Champs Elysées avec «Knock»
(1923). Dès 1928, Louis Jouvet s'impose en montant Siegfried de Jean
Giraudoux dont créera plusieurs pièces. Son talent s'exerce aussi au cinéma
dans «Topaze» (1931), «Knock» (1933), «Drôle de
drames» (1937), «Entrée des artistes» «Hôtel de Nord»
(1938, «Volpone» (1939), «Quai des orfèvres »(1947)
Blanche Montel (Rose Banche
Bénard) (Tours 1902-Luzarches 1998)
Célèbre artiste du cinéma muet,
elle est montée pour la première fois sur scène à l'age de 2 ans. S on premier
film en 1913 est «La fille de Delf.» de nombreux films suivront, notamment '«L'affaire
du courrier de Lyon» (1923), «La belle nivernaise» (1924) ou «Après l'amour»
(1925) . Blanche Montel s'est également illustrée dans des pièces de théâtre
comme «Les vignes du Seigneur» (1923) ou « Cavalier seul» (1938). Son premier
rôle dans un film parlant date de 1930 «L'arlésienne». Sa carrière
cinématographique s'est achevée en 1943 avec«L'homme de Londres» mis en
scène par son mari Henri Decoin. Blanche Montel a passé
les dernières années de sa vie à Luzarches chez son fils Jacques Decoin
Act
LUZARCHES D'ANTAN
Renée Baure-Rat et Jean-Michel Rat auteur d'un livre sur Luzarches nous offre
régulièrement des pages sur Luzarches.
Vous pourrez les consulter prochainement sur le site internet de la commune
www.luzarches.net |